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La version définitive du nouveau PTZ est désormais opérationnelle pour 2018 et les différentes réglementations la concernant sont validées par le Gouvernement via le texte de la Loi de finances 2018.

Le mode de financement du Prêt à Taux Zéro évolue aussi bien dans le neuf que dans l’ancien, ce qui va impacter fortement votre stratégie d’acquisition, que ce soit en ce qui concerne le type de logement que vous achetez ou la zone géographique dans laquelle il se situe.

Vous souhaitez devenir propriétaire pour la première fois ? Prenez connaissance ici des derniers décrets officiels qui régissent la mise en oeuvre du PTZ en 2018, afin d’obtenir une synthèse fiable concernant ses critères d’éligibilité et ainsi savoir si vous avez droit à cette aide financière pour votre achat immobilier.

Qu’est-ce qui change si vous achetez dans le neuf (ou faites construire) ?

Le PTZ dans le neuf est maintenu sur tout le territoire national. Que vous passiez par un constructeur indépendant, que vous achetiez un appartement neuf ou en VEFA, en un mot, pour toute acquisition immobilière concernant un logement qui n’a encore jamais été occupé et destiné à votre résidence principale.

Le périmètre géographique d’éligibilité concerne donc toutes les zones de France, c’est à dire de la plus tendue à la moins tendue : A, Abis, B1, B2 et C.

Concernant ces deux dernières zones, la B2 et la C, c’est à dire les villes moyennes et rurales, les rumeurs sont allées bon train concernant leur exclusion du dispositif. Il n’en est rien. Cependant, elles restent éligibles au PTZ pour seulement deux ans, avec un montant maximum réduit à 20% de celui de l’acquisition (contre 40% pour les autres zones).

Qu’est-ce qui change si vous acheter dans l’ancien à rénover ?

Le PTZ dans l’ancien, c’est à dire avec un montant de travaux à justifier d’au moins égal à 25% du coût de l’opération, n’existe plus dans les zones A, Abis et B1 depuis le 1er janvier 2018. En revanche, il est maintenu dans les zones B2 et C avec un montant maximum égal à 40% du coût du projet.

D’un point de vue purement financier, il est donc évident que le PTZ 2018 est donc plus rentable dans l’ancien que dans le neuf pour les zones B2 et C puisque vous pouvez bénéficier d’une aide à l’achat deux fois plus importante !

Enfin, pour toutes les zones, dans le parc social, le montant maximum de PTZ ne pourra être que de 10% du prix d’achat d’un logement ancien vendu à ses occupants.

Comprendre la politique logement du Gouvernement

Le PTZ est une aide publique de l’Etat destinée à soutenir les primo accédants dans leur volonté de devenir propriétaire. Il existe depuis 1995 mais il coûte cher à l’Etat dans la mesure où ce crédit est sans intérêts et équivaut à une somme d’argent mobilisée sans rentabilité durant de nombreuses années puisque prêtée gratuitement.

Dans sa volonté de faire des économies, le Gouvernement souhaite donc mobiliser son aide au logement là où elle est le plus nécessaire, c’est à dire dans les zones où il est le plus difficile de se loger en raison des prix élevés, les zones A, Abis et B1. Dans ces zones, l’offre de logements anciens, même à rénover, est faible, il faut construire, le PTZ dans le neuf est donc favoriser.

Dans le même temps, le Gouvernement souhaite également redynamiser les centres bourg des communes rurales. On parle ici des zones B2 et C où l’offre de logements anciens à rénover est plus importante.

C’est pour cette raison que le PTZ dans l’ancien est maintenu.

Pourtant, l’année 2017 nous montre, d’après une récente étude du Crédit Foncier, que 60% des PTZ octroyés dans le neuf l’ont été dans les zones B2 et C, là où son montant est justement raboté en 2018, en vue d’une suppression définitive en 2020…

Les textes de loi officiels

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